EXPOSITION : Histoire(s) de notre quartier

Affiche de l'exposition

Cette exposition est née sous l’impulsion d'« Unis Vers Cités populaires », un projet du Comité National de Liaison des Régies de quartier de voir égrener sur le territoire des rencontres et échanges autour du thème de la lutte contre les discriminations.

A l'heure des grands travaux en cours sur la Cité Michelet, l'idée d'initier un travail de mémoire sur le quartier a alors émergée comme une opportunité, une évidence, une urgence presque. L'exposition « Histoire(s) de notre quartier » a été réalisée par des habitant-e-s désireuses de rassembler des documents, photographies et témoignages en lien avec l'histoire de leur quartier, leur lieu de vie. La construction de la Cité Michelet, les souvenirs associés à l'arrivée dans le quartier et le regard porté sur les changements, voici les premières pistes privilégiées, amorce d'une démarche à approfondir, poursuivre, enrichir....

Un grand merci à tous ceux qui ont participé à la réalisation de cette exposition et particulièrement à Atellanes, Augustin Atsu, Bruno Ballet, Anne-Marie Chamberon, Pierre Coquet, Mr Dargé, Patrick Dubreuil, Espace Cambrai, Marc Flavigny, Luc Géraudie, Lena Galas, Mr Joli, Paulette Labat, la MCV, Noura Mazari, Nicole Petit, Hélène Saliou, Liliane Souverain, Guillaume Terver. Cette exposition a bénéficié du soutien de l’ACSE.

1.  Un peu d'histoire....

Dans la première partie du 19ème siècle, les îlots sur lesquels est construite la Cité se situent sur la Commune de la Villette, à l'extérieur de l’enceinte des Fermiers Généraux qui entoure Paris. Affranchies des impôts qui pèsent sur la capitale, de nombreuses industries viennent s'installer dans ce quartier, proche des canaux Saint Denis et de l'Ourcq. La gare de l'Est est mise en service en 1846, ce qui accentue la vocation industrielle du quartier. La commune de la Villette est annexée à Paris en 1860. Les terrains de la future cité sont alors occupés par Gaz de France : le chantier à coke et l'usine aux goudrons.

Après la seconde guerre mondiale, le processus de désindustrialisation de la capitale, conséquence notamment de l'abandon du trafic fluvial au profit du trafic routier, et la pénurie de logements amènent les pouvoirs publics à mettre en œuvre de larges projets d'habitations sur les sites désertés par les usines.

C'est le cas de la « Cité Michelet ». Sur un site de 7 hectares, l'OPHLMVP (actuel OPAC) construit en 1968 et 1969, un ensemble de 1793 logements répartis dans 16 tours de 18 étages et un bâtiment plus bas de 8 étages, avec un parking souterrain, sur quatre niveaux, de 1200 places. L'ensemble est réalisé en 17 mois. Par la suite, seront construits entre 1974 et 1976 les Orgues de Flandre et les Eiders. Les logements et les espaces verts de la Cité Michelet sont gérés par l'Office HLM tandis que les équipements publics restent propriété de la Ville.

Le plan de masse de la Cité prévoyait en outre la construction de plusieurs équipements. Ont été ainsi construits deux écoles maternelles, deux écoles primaires, une crèche, un centre de protection infantile, un gymnase, un terrain de sport puis, en 1984, le Collège Edmond Michelet et en 1988 le bâtiment du CASAL. L'architecte en chef Coquet et Auffret, Auger, Hayoit de Bois Lucy, Cazals et Massip, architectes d'opération, ont veillé à économiser l'espace au sol en construisant en hauteur, de manière à ce que les habitants disposent du plus grand nombre de mètres carrés d'espaces verts. De plus, les immeubles tours permettent aux occupants de bénéficier d'un large panorama sur Paris et garantissent un ensoleillement maximum. L'importance du programme permet de réaliser des appartements de bon standing pour cette période, par rapport aux logements insalubres dans lesquels vivent encore de nombreuses familles. Dans chaque tour, le regroupement des pièces humides : cuisine, salle d'eau et WC, laisse la possibilité d'organiser des logements allant du studio à l'appartement de six pièces. Le parti pris architectural de la façade place chaque pièce dans une loggia. L'isolation phonique et acoustique est conforme aux normes de l'époque grâce à l'utilisation de matériaux lourds et de vitres épaisses. Enfin, les halls d'entrée au rez de chaussée sont décorés par des artistes pour personnaliser chaque tour. Source: APUR, diagnostic urbain

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2.  Edmond Michelet (1899-1970)

Pourquoi ce nom « Résidence Michelet » ? Qui était Edmond Michelet ?

Portrait d'Edmond Michelet

Edmond Michelet est né à Paris dans le XIXe arrondissement, le 8 octobre 1899. Début 1918, il s'engage volontairement pour la durée de la guerre. Il milite à l'ACJF (Action catholique de la jeunesse française) puis il développe les Equipes sociales. Devant la montée du nazisme, il crée le Cercle Duguet, un groupe de réflexion qui organise, entre autres, une série de conférences intitulée « Les dangers qui menacent notre civilisation ». Parmi les titres de celle-ci : « Comment défendre la personne humaine en danger ? », « l’état totalitaire », « le racisme », « l’antisémitisme ».

Père de famille, il n'est pas mobilisé en 1939, mais organise le Secours national pour venir en aide aux nombreux réfugiés. Il pose un premier acte de résistance dès juin 1940 en distribuant avec des amis, dans les boîtes aux lettres de Brive, un tract reprenant un texte de Péguy : « Celui qui ne se rend pas a raison contre celui qui se rend ». Fin 1940, « Duval », tel est son pseudonyme, organise le groupe « Liberté » qui s'intégra au mouvement « Combat ». En 1942, il en devient chef régional puis prend la direction de la région 5 des MUR (Mouvements Unis de la Résistance). Michelet est arrêté pour ses activités de résistance par la police allemande le 25 février 1943. Emprisonné d'abord à Fresnes, il est ensuite déporté à Dachau.

A la libération du camp, il représente la France au Comité international et s'occupe du rapatriement de tous les Français ainsi que de celui des Espagnols internés. Il occupe entre 1945 et 1970 de nombreux postes de ministre, parmi lesquels : ministre des armées, des Anciens Combattants, de la Justice, de la fonction publique et des affaires culturelles. Edmond Michelet a reçu le prix littéraire de la Résistance en 1959 et le Grand prix littéraire franco-belge de la Liberté en 1960 pour son ouvrage de souvenirs Rue de la Liberté. Il était président de l'Amicale des Anciens de Dachau dont il sut maintenir l'unité malgré la guerre froide et président fondateur de l'Association France- Algérie en 1963.

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3.  Souvenirs et regards sur le quartier…

Durant l’hiver 1953-54, pour me rendre à mon travail, le matin, je prenais l’autobus 60 de Marx Dormoy à la Place des Fêtes. Nous passions par la rue Riquet, sur le pont au-dessus des voies de chemin de fer qui desservaient la gare de l’Est, puis par la rue Curial et la rue de l’Ourcq avant de rejoindre l’avenue Jean Jaurès. Sur toute cette partie du trajet nous longions de vieux immeubles noircis par la fumée des locomotives à vapeur et de l’importante usine à gaz située à l’emplacement de l’actuelle cité Michelet et dont on apercevait les immenses cuves. C’était sinistre, laid, et d’une tristesse infinie. La lumière blafarde du petit matin, dans le brouillard et le froid de l’hiver, rendait plus angoissante encore la pauvreté et le délabrement de ces quartiers ouvriers. Je détestais ce quartier. Il me déprimait. J’avais envie de fuir et de retrouver le soleil de mon sud-ouest natal. Ceux qui ont vu le film Les portes de la nuit sauront de quoi je parle…

Et c'est vrai qu'il a changé en trente ans ce quartier… plus rien à voir avec ce que c'était dans les années 70. Gu se souvient d'une petite bicoque en bois, lorsqu'il était tout gamin....les gens qui l'habitaient élevaient poules et lapins. Démolie pour faire place à un parking. C'était un village avec des rues à gros pavés, des impasses étroites et enchevêtrées, où les flics ne pouvaient s'aventurer qu'à pieds...et à regrets ! Et des petits bouts de campagne, les terrains vagues où les mômes construisaient des cabanes, jouaient à la guerre et au docteur, en totale liberté. Le terrain vague, c'était un petit no man's land, coincé entre les immeubles, un endroit qui, semblant de ne pas avoir de proprio ou que son proprio l'avait oublié, devenait propriété des enfants. Extrait du roman Alouette, gentille alouette, de Patrick Dubreuil, Habitant de la rue de Crimée

La crise du logement a sévi durement à Paris après la guerre. Pendant une vingtaine d’années j’ai dû me contenter de logements modestes sans confort. Et puis, au début des années 70, il a été possible d’activer les demandes de logements sociaux. En décembre 1971, j’ai reçu une proposition pour un appartement situé rue de Crimée/rue de l’Ourcq. Je me suis rendue au bureau d’attribution et j’ai commencé par refuser avec véhémence cet emplacement rue de l’Ourcq. Pour rien au monde je ne voulais habiter dans cette rue affreuse ! Rue de l’Ourcq, quelle horreur ! Quel cauchemar ! Le souvenir que j’en avais me rendait furieuse. La personne à qui j’avais à faire m’a calmée. « Le quartier a bien changé, vous savez ! Il est en grande rénovation à cause de la proximité de la Cité des Sciences à la Villette. Et ce n’est pas fini ! Allez donc visiter l’appartement et revenez me voir ». Ce que j’ai fait. La cité Curial était encore en chantier, mon immeuble pas tout à fait terminé. Quand j’ai pénétré dans l’appartement ce fut un éblouissement. Par les grandes baies vitrées ouvrant sur de grands balcons la lumière entrait à profusion. Il y avait de l’espace et… une salle de bain avec une baignoire,-un luxe que je n’avais jamais connu !-Mais surtout, les affreux immeubles noirs qui me déprimaient tant avaient commencé à être démolis. Plus d’usine à gaz, mais les beaux immeubles de la cité. Quelques arbres avaient été plantés. Plus question d’hésiter. J’ai signé l’accord avec enthousiasme.

Le quartier en 1971 Le carrefour des rues de Crimée, de l’Ourcq et Curial était très vivant, animé. De nombreux petits commerces, principalement d’alimentation, permettaient une vie sociale importante et se faisaient concurrence tout en permettant un ravitaillement facile près de chez soi : trois bouchers, trois boulangers, un charcutier, un poissonnier, des petites épiceries dont une italienne, un marchand de journaux, une fleuriste, une quincaillerie, une mercerie, un cordonnier, un petit supermarché, un caviste et de nombreux bistrots… Les commerçants se connaissaient entre eux et reconnaissaient leurs clients. En faisant ses courses on rencontrait ses voisins, on se mettait au courant des événements… et même des potins du quartier.

De 1971 à 2007 Peu à peu les commerces ont disparu soit par manque de repreneurs, soit à cause de l’évolution de la population, de ses moyens ou de ses goûts… Certains manquent beaucoup : boucher, charcutier, poissonnier… car ils obligent à des déplacements parfois pénibles pour une population vieillissante. Le sympathique marché de la rue de Crimée, bien que très utile, ne les remplace pas entièrement. Les contacts entre les habitants et avec les nouveaux commerces sont différents. L’arrivée sur le quartier d’une population très mélangée, venue de tous les coins du monde a profondément modifié nos habitudes, notre regard et notre rapport aux autres. C’est avec curiosité et amusement teinté de plaisir que nous avons découvert les patates douces, la coriandre fraîche et le gingembre. Et nous y avons pris goût ! Au marché, la vitalité débordante des jeunes marchands maghrébins qui interpellent les « mamies » en proposant fruits et légumes « tout à un euro » et qui offrent de goûter les fruits avant d’acheter-« à la goûte, à la goûte ! »- est tout à fait réjouissante. Mais les clientes africaines et maghrébines ne s’en laissent pas compter, elles qui marchandent avec âpreté, bientôt imitées par d’autres qui adoptent cette coutume « exotique » avec entrain à la grande surprise des vendeurs ! Entre les étals il est difficile de se frayer un passage entre les poussettes et les caddies. Ceux-ci, de plus en plus nombreux et volumineux ont remplacé les cabas et les messieurs n’hésitent plus à s’en servir.

Les clients sont de plus en plus nombreux, surtout vers midi, au moment où les marchands baissent certains prix, proposent des lots de légumes et offrent quatre concombres au lieu de trois pour le même prix. On y fait des affaires ! Car la population du quartier a peu de moyens. Les deux ou trois marchands de produits maraîchers ne sont, hélas, pas restés bien longtemps : leurs prix n’étaient pas assez compétitifs ! De même, les poissonniers n’ont pas réussi à s’imposer : le poisson de bonne qualité est cher.

Paulette Labat, habitante, rue de l’Ourcq

Marché

J'ai découvert la Cité Michelet à ses débuts en mars 1970 lors de la visite de mon futur appartement. Tout était beau, neuf, c'était formidable. La Tour A, où j'habite, fut la dernière à être construite. A l'époque, l'escalier d'accès à l'immeuble n'était pas encore fini. L'ensemble était agréable et le gardien accueillant. A mon arrivée, mes proches, curieux, me disaient « Mais où nous as-tu amenés ? » En effet, le quartier était peu animé et les commerces peu nombreux par rapport au 17ème arrondissement d'où je venais. Mes voisins étaient, pour la plupart, des fonctionnaires. Tous les locataires ont fêté leur premier Noël de manière très sympathique. En revanche, il n'y avait que très peu d'espaces de loisirs. En effet, les abattoirs de la Villette n'avaient pas encore cédé leur place au parc que l'on connaît aujourd'hui. La rue Gaston Tessier n'existait pas encore et la rue de Crimée était beaucoup plus bruyante en raison du trafic de camions notamment. Beaucoup de routiers se retrouvaient au restaurant tout proche.

Jeannette Desbois, témoignage paru dans la lettre d’information «Ensemble améliorons la Cité Michelet», novembre 2003

Bien sûr, les conditions de vie dans ces quartiers populaires étaient dures, les logements exigus, sans confort, WC sur le palier et douches municipales le week-end. Les HLM, construits sur les terrains vagues avaient été bien accueillis. Chacun aurait aimé déménager, quitter le minuscule deux pièces-confort sur le palier pour un cinquante mètres carrés avec salle de bain, ascenseur, balcon... le luxe quoi, la somptuosité ! Extrait du roman Alouette, gentille alouette, de Patrick Dubreuil, Habitant de la rue de Crimée Envahi d'herbes libres, encombré d'un bric à brac de tuyaux, de fûts, de sommiers métalliques, tout ça d'un beau brun orangé de vieille rouille...et parfois une carcasse de bagnole, Dauphine, 203 ou Panhard, elle aussi de plus en plus rouillée, aux sièges éventrés, sans roue, sans pare choc, offrait, le jour, des poursuites infernales immobiles aux gamins et le soir, tout un tas de positions acrobatiques aux amoureux.

Extrait du roman Alouette, gentille alouette, de Patrick Dubreuil, Habitant de la rue de Crimée.

Suite au départ des halles de Paris vers Rungis, en janvier 1970, avec mon mari et notre fils Philippe alors âgé de deux ans, nous sommes venus visiter l'appartement qui nous était proposé par la société de relogement. La cité Curial Cambrai était alors en chantier : seules quelques tours s'élevaient sur les lieux. Pour nous qui habitions au 5ème étage d'un immeuble très ancien avec escalier à vis de bateau, l'appartement témoin situé tour P nous émerveilla. Une autre proposition nous était faite dans le 15ème arrondissement mais c'est le 19ème qui nous a attiré. En effet, le quartier était bien desservi par les transports en commun : métro, bus ainsi que certaines gares. Il y avait également de nombreux commerces notamment dans la rue (à l'époque) de Flandre: charcuterie, boucherie, poissonnerie, produits régionaux, mercerie, droguerie etc... La crèche, la maternelle et l'école primaire étaient situées au pied des immeubles : les enfants n'avaient donc pas de rue à traverser. Nous fûmes conquis et c'est en juillet 1970 que nous avons emménagé dans la Tour I.

L'immeuble était luxueux : escalier d'accès et paliers revêtus de marbre, ascenseurs tapissés de moquette aux murs et au sol, parquets dans les pièces principales des appartements ainsi que séchoir électrique. Nous n'avons pas quitté le quartier sauf les enfants qui maintenant demeurent dans les Haut de Seine. Je souhaite occuper très longtemps mon appartement dont j'améliore toujours la décoration en espérant que l'environnement de la résidence Michelet devienne de plus en plus agréable pour tous.

Nicole Petit, habitante Tour I

Il y a quelques années, je me suis installée dans le quartier. Déjà à l’époque, les anciens me disaient « ce n’est plus ce que c’était ». Moi, j’arrivais et je le trouvais plutôt bien, le quartier ! Si je me souviens de l’époque où je sortais avec mes deux filles faire des promenades, je trouvais une paisibilité presque inquiétante à être seule ou avec peu de monde autour. Ce fut l’endroit de nos premières manœuvres de maîtrise du vélo, patins et trottinettes. Je fréquentais aussi un petit parc du Boulevard Mc Donald baptisé par mes filles « le parc jaune » à cause de la couleur de ses jeux, assez vert mais assez désert aussi.

La Villette a été l’endroit de nos premières lectures et découvertes scientifiques et autres, mais pas si fréquentée en ces temps-là !!! Quant aux Buttes Chaumont et ses chutes d’eau et rochers, c’était notre Indiana Jones à nous. La place Stalingrad, selon les périodes, accueillait, soit un cirque, l’occasion pour nous de voir et toucher notre premier éléphant et tant pis pour les clowns, soit se transformait en fête foraine et là, les premières virées en voiture rose bonbons et autre Goldorak. Quant aux jours de marche, il n’y avait pas de plus belle vue que le canal de l’Ourcq sur les quais de Loire ou de Seine et là, les MK2 et cafés ne faisaient pas partie du paysage. Pour les brocantes, on pouvait attraper le virus de chiner à l’avenue de Flandre, c’était bête d’aller plus loin. Que de temps passé depuis, que de souvenirs…

Mon quartier est toujours là ; des choses ont changé, certes en pire, et en meilleur aussi, des vies se sont faites et défaites mais l’essentiel est là…dans mon quartier, il y a une VIE et un jour, en voyant arriver des jeunes couples, je dirai à mon tour… « Ce n’est plus ce que c’était». Normal ! C’est dur de voir son époque dépassée.

Dédié à mes deux filles, Noura Mazari, tour A

4.  Ma cité Insolite

Des moments clin d'oeil, capturés depuis un balcon ou au détour d'une balade dans le quartier. Des rumeurs de l'arrivée d'une palmeraie le long de la rue de Curial au passage de coureurs endurants sur la rue de Crimée. Des couleurs aux balcons aux premiers passages du TGV.... Voici quelques échantillons livrés de ces instants photographiés.

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4.1  Le marathon de Paris

Marathon de Paris

Au printemps 2003, des habitants commençaient à s’attrouper autour du carrefour, puis des agents aux brassards colorés. Quelques minutes plus tard, ce furent les marathoniens qui foulaient le bitume de la rue de Crimée, en route vers leur point d’arrivée : le stade de France. La dernière en course attira mon attention, c’était une fille, je me souviens bien, courageuse même si ses pieds peinaient à décoller du sol. Hélène Saliou, Tour B

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4.2  Des couleurs aux balcons

Balcons en couleurs

Un grand carnaval fut organisé en 2002 par Action fraternelle ; le drôle de thème qui avait été donné était Dessine ton voisin. Après un défilé mémorable ayant rassemblé plusieurs centaines d’enfants, les ponchos qu’ils portaient ont été assemblés. Les costumes mis bout à bout formaient ainsi de grands pans colorés, qui se sont multipliés pour décorer les façades des tours de la Cité Michelet. J’ai participé à cette belle aventure, le meilleur souvenir étant l’accueil chaleureux des habitants, qui n’hésitaient pas à nous ouvrir leur porte, à nous laisser découvrir leur appartement et accrocher ces grands tissus à leurs balcons… Edwige Lajon, salariée d’Espace Cambrai

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4.3  Bizutage

Bizutage

Depuis mon balcon, j’entendais de beaux éclats de rire et du chahut qui venaient du terrain sablé situé entre les tours A,B,C,D. C’étaient les étudiants de l’école d’optique voisine qui débutaient l’année en beauté, se battaient joyeusement à grands coups de sacs de farine tout en grimpant sur les jeux en béton…. Anne-Marie Chamberon, Tour E

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4.4  J’perds pas l’nord n°1 OCTOBRE 2004

Journal écrit par et pour les habitants du 19ème nord de Paris, édité par la Régie de quartier du 19ème nord Les palmiers de la rue Curial

Palmiers rue Curial
Palmiers rue Curial

Les 51 palmiers plantés le long d’une partie de la rue Curial ont agréablement surpris les habitants du quartier. Certains, ravis, y allant de leurs commentaires, s’imaginant à Cannes ou à Marrakech et même en Floride… d’autres critiquant cette initiative pour diverses raisons. Quelques uns vont jusqu’à descendre un arrêt de bus plus loin afin de faire la promenade sous les palmiers. Des idées fusent de toutes parts ! Ce serait bien d’installer des chaises longues… comme à Paris-Plage, si seulement la mer venait jusqu’à Paris !!! Pour ceux qui s’inquiètent, nous savons que ces palmiers résistent jusqu’à une température de moins 20 degrés. Donc, pas de souci. Hélas, c’est la deuxième fois qu’un palmier prend feu. Est-ce dû à un mégot non éteint jeté malencontreusement aux pieds des arbres ? Quel dommage !

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4.5  De la locomotive au TGV

Train à vapeur
TGV

Attention !....un train chasse l’autre. Prudente, je reste sur mon balcon à les regarder passer. Trente ans séparent ces deux photos Hélène

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4.6  Le livret d’accueil

Livret d'acceuil
Plan du livret d'acceuil

J’ai reçu ce livret lorsque je suis allée signer mon contrat de location, rue Turbigo, en 1976. J’emménageai alors Cité Beausoleil. J’ai conservé ces quelques feuilles entre deux rangées de livres dans ma bibliothèque, à toute fin utile… depuis 31 ans, déjà !!! Hélène Saliou, tour B

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